Lorsque l'eau est \xe9lectrolys\xe9e dans un vase entour\xe9 d'un calorim\xe8tre, il est possible de v\xe9rifier la loi de conservation de l'\xe9nergie en utilisant les th\xe9ories de l'\xe9lectricit\xe9, de la thermodynamique et de la chimie : l'\xe9nergie \xe9lectrique en entr\xe9e, la chaleur accumul\xe9e dans le vase, l'\xe9nergie chimique stock\xe9e, et la chaleur s'\xe9chappant du vase s'\xe9quilibrent parfaitement. Lorsque la cathode est constitu\xe9e de palladium, et lorsque l'eau est remplac\xe9e par de l'eau lourde, on s'attend aux m\xeames transferts d'\xe9nergie.
Fleischmann et Pons observ\xe8rent dans leurs exp\xe9riences que, dans certains cas, la quantit\xe9 de chaleur mesur\xe9e par le calorim\xe8tre semblait plus grande que pr\xe9vue. Lorsqu'ils ont calcul\xe9 la densit\xe9 de puissance sur base du volume de la cathode, ils ont obtenu une valeur trop grande pour \xeatre explicable par une r\xe9action chimique. Ils en conclurent provisoirement que l'effet pouvait \xeatre nucl\xe9aire, malgr\xe9 l'absence de preuves exp\xe9rimentales.